(Crédit photo : Courtoisie)

ENVIRONNEMENT. Le projet de création d’une réserve de biodiversité dans la forêt de la Seigneurie de Lotbinière a été rejeté par le ministère de l’Environnement à l’automne. Cependant, lors de son assemblée générale annuelle tenue le 4 décembre, les Amis de la Forêt ont confirmé qu’ils allaient se battre pour obtenir la reconnaissance auprès du gouvernement.

Déposé le 11 août aux différents ministères concernés, le projet a fait son petit bonhomme de chemin jusqu’à ce que Nature Québec, l’un des partenaires au projet, fasse des démarches administratives auprès du ministère de l’Environnement. La réponse qu'on leur a donnée, indique le président des Amis de la forêt de la Seigneurie de Lotbinière, Jean-Pierre Ducruc, c’est que «le projet n’était pas acceptable parce qu’il était trop petit.»

En 2010, lorsque le projet avait été présenté une première fois, il avait été jugé trop important. La cure d’amaigrissement réalisée en 2021 avait été faite dans l’objectif de proposer un projet qui serait plus viable aux yeux du ministère.

«On a fait de gros efforts pour le minimiser, mais on nous dit que c’est trop petit. L’attitude des cinq signataires est sans équivoque. Si c’est trop petit, alors ne le refusez pas, agrandissez-le, c’est votre responsabilité», a renchéri M. Ducruc.

Avec le soutien confirmé de la MRC de Lotbinière, par la bouche du préfet Normand Côté lors de l’assemblée du 4 décembre, les partenaires ne se sont pas arrêtés et ont porté le dossier au bureau de la députée. «Pour le moment, nous laissons faire le politique, mais nous irons aux nouvelles après les Fêtes», a souligné M. Ducruc.

Le projet

Ce projet veut soustraire une partie spécifique de la forêt de la Seigneurie de Lotbinière à toute activité industrielle et forestière. L’espace ciblé par ce corridor permettrait de conserver, entre autres, des peuplements de forêts anciennes qui regroupent des arbres de plus de 300 ans ainsi que des populations de plusieurs types de chênes et de tilleuls au moins bicentenaires ainsi que des noyers cendrés.

Deux espèces inconnues de champignons ont été identifiées. Par ailleurs, elle abrite différentes espèces animales comme le cerf de Virginie, l’orignal, l’ours et le lynx et plus de 142 espèces d’oiseaux. Elle est également l’habitat de deux espèces menacées : le poisson fouille-roche gris et la tortue des bois. Elle comprend aussi réserve Lionnel-Cinq-Mars et la réserve forestière déjà identifiée.

De plus, la proposition précise que le corridor de 11 km2 qui serait protégé n’aurait que peu ou pas d’impact sur les activités de foresterie ou acéricoles. Les territoires touchent des aires déjà protégées ou difficiles d’accès. Le corridor adopte le contour des vallées encaissées de la rivière du Chêne et de ses principaux affluents, les rivières Huron et Henri.

En août, Jean-Pierre Ducruc expliquait que cette configuration permettrait d’aller récupérer la quasi-totalité des peuplements forestiers d’intérêt.

L’aide de la science

L’analyse de l’ADN présente dans l’eau de la rivière du Chêne permet d’identifier avec précision tous les organismes vivants qui ont été en contact avec l’eau de la rivière, dont toutes les espèces aquatiques. Des échantillons d’eau ont été pris à différents endroits de la rivière. Ces échantillons permettent de pointer toutes les espèces qui se trouvent en amont du site. La présence du poisson fouille-roche gris y a été confirmée de même qu’une population importante d’omble de fontaine dans le secteur de la forêt, explique Jean-Pierre Ducruc.

Pour réaliser ces analyses, un membre du conseil d’administration des Amis de la Forêt, François Caron, a pu convaincre Louis Bernatchez, chercheur à l’Université Laval spécialisé, entre autres, dans la recherche sur l’ADN environnemental, de l’importance scientifique que pourraient avoir de telles analyses.

«Le tour de force, c’est d’avoir réussi à avoir la collaboration du laboratoire de l’Université Laval. Ce qui coûte cher, ce sont les analyses. François a persuadé le chercheur principal de l’intérêt de faire cette analyse et qu’elle pourrait déboucher sur des connaissances scientifiques. Ça l’est puisque ça fera l’objet d’au moins une publication dans une revue scientifique», a indiqué M. Ducruc.

 

 

 

 

 

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