Crédit photo : Gilles Boutin - Archives

SANTÉ. Lors d'une conférence de presse à Québec avec le directeur national de santé publique, Dr Horacio Arruda, le ministre de la Santé, Christian Dubé, et le directeur de la campagne de vaccination contre la COVID-19, Daniel Paré, le premier ministre du Québec, François Legault, a annoncé, le 23 novembre, que la campagne de vaccination contre la COVID-19 chez les enfants de 5 à 11 ans s'amorcera le 24 novembre.

Par Érick Deschênes - Collaboration spéciale

Rappelons que le gouvernement provincial attendait que Santé Canada autorise l'utilisation de la version pédiatrique du vaccin de Pfizer contre la COVID-19 afin d'amorcer ce volet de la campagne de vaccination. L'agence fédérale a finalement donné son feu vert vendredi dernier.

Dans la province, 650 000 Québécois sont âgés de 5 à 11 ans, dont 33 000 en Chaudière-Appalaches. Les parents de ces derniers auront deux options afin que leur enfant puisse recevoir sa première dose du vaccin pédiatrique de Pfizer contre la COVID-19, s'ils le désirent.

Dès demain, les enfants pourront recevoir leur première dose dans une clinique de vaccination après avoir obtenu un rendez-vous via la plateforme Clic Santé. À partir de la semaine prochaine, des équipes de vaccinateurs se rendront également dans les écoles primaires pour vacciner sur place les élèves admissibles. 

Déjà, la campagne de vaccination chez les enfants de 5 à 11 ans est populaire. Selon le premier ministre, 80 000 rendez-vous pour recevoir une dose du vaccin pédiatrique de Pfizer contre la COVID-19 ont été pris par des parents.

Québec prévoit que ses équipes pourront administrer la première dose à tous les enfants de 5 à 11 ans d'ici Noël. La deuxième dose du vaccin pédiatrique de Pfizer sera administré ensuite en février, afin de respecter le délai de huit semaines entre l'administration de la première et de la deuxième dose recommandé par le Comité sur l'immunisation du Québec.

«Plusieurs parents ont des questions légitimes et se demandent s'il est utile de faire vacciner leur enfant. L'information est disponible sur le site du gouvernement et les parents pourront poser toutes les questions qu'ils veulent aux vaccinateurs. C'est vrai que les enfants ressentent moins d'effets lorsqu'ils contractent la COVID-19, mais il y a des cas où de jeunes enfants qui ont souffert de COVID longue ou qui ont eu des complications. C'est important de faire vacciner votre enfant d'abord pour lui, pour réduire le risque de complications s'il contracte la COVID-19. La deuxième raison, c'est que cela permettra de mettre fin aux fermetures de classes ou d'écoles en raison d'éclosions. Enfin, c'est aussi pour permettre aux enfants de pouvoir coller leurs grands-parents sans avoir peur de leur donner la COVID», a souligné M. Legault, lors de la conférence de presse à l'Assemblée nationale

Pas de pression

Toutefois, si le premier ministre a tenu à présenter plusieurs arguments en faveur de la vaccination contre la COVID-19 chez les enfants âgés entre 5 et 11 ans et qu'il a rappelé que le vaccin était sécuritaire, il a également souligné à plusieurs reprises que les autorités ne mettront pas de pression sur les parents et les enfants afin que ces derniers reçoivent des doses du vaccin pédiatrique contre la COVID-19.

Ainsi, une attention particulière sera apportée à ce que les enfants qui ne recevront pas le vaccin ne soient pas ostracisés par leurs camarades de classe à l'école. De plus, le passeport vaccinal ne sera pas imposé aux enfants âgés entre 5 et 11 ans.

Toujours avec cet objectif en ligne de mire, le gouvernement ne s'est pas fixé de cible en pourcentage à atteindre afin de déterminer si le volet de la campagne de vaccination contre la COVID-19 est une réussite.

CHSLD, urgence sanitaire, situation épidémiologique et temps des Fêtes

En plus de son annonce, le premier ministre a dû répondre à plusieurs questions en lien avec l'actualité. Il a dû réagir au dépôt du rapport dévastateur de la protectrice du citoyen sur les nombreux problèmes vécus dans les CHSLD lors de la première vague de la pandémie. Marie Rinfret conclut notamment que les autorités sanitaires n'étaient pas préparés pour éviter l'hécatombe qui est survenue dans ces établissements au printemps 2020.

François Legault a indiqué que son équipe allait prendre connaissance du rapport. Il a toutefois défendu son travail lors de cette crise «sans précédent» et soutenu que le ministère de la Santé avait déjà mis en place plusieurs mesures pour corriger le tir.

Du même souffle, il a une nouvelle fois défendu la décision de son gouvernement de maintenir l'état d'urgence sanitaire, alors que plusieurs voix se lèvent dans la société québécoise pour réclamer la fin de l'utilisation de ce pouvoir exceptionnel. Le premier ministre du Québec a argué que cette disposition permet notamment à Québec d'imposer les mesures sanitaires en vigueur pour freiner la propagation du coronavirus ainsi les mesures pour retenir les travailleurs de la santé dans le réseau.

Dans un autre ordre d'idées, François Legault s'est réjoui de la situation épidémiologique de la province, alors que les États-Unis et les pays européens doivent faire face à une cinquième vague de la pandémie.

Enfin, le premier ministre a fait savoir que les autorités préféraient attendre en décembre afin d'annoncer les mesures en vigueur lors du temps des Fêtes. Désirant éviter un recul comme l'an dernier, François Legault a demandé aux Québécois de respecter les mesures actuelles afin d'éviter que la situation épidémiologique se détériore, laissant entendre que de nouveaux allégements pourrait être annoncées en vue de Noël.

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